Démarchage téléphonique abusif, SMS frauduleux... Attention aux arnaques
extrait de Ouest-France du 23 octobre 2022
SMS frauduleux, appels
abusifs… Les cybercriminels ne manquent pas de techniques ni de créativité pour
s’en prendre à votre argent. Les signalements d’arnaques téléphoniques sont en
pleine recrudescence. Kelly Boujnah, 34 ans, en a fait les frais. Elle raconte
comment en moins d’une heure, elle a perdu 1 500 euros. Vous en avez sûrement reçu quelques-uns, voire des dizaines : ces SMS vous
indiquant qu’il est urgent de mettre à jour votre carte Vitale, que votre colis
doit être affranchi ou que les impôts souhaitent vous rembourser. Toujours accompagnés d’un lien sur lequel il est tentant de cliquer, et
suivis d’appels téléphoniques : des interlocuteurs charmants, qui se disent
agents de la Sécurité sociale ou encore conseillers bancaires. Derrière ces
démarchages crédibles, se cachent des arnaques bien huilées, très juteuses, qui ne comptent
plus leurs victimes.
Témoignage : Je ne me suis doutée de rien. ICI Comment se prémunir des attaques téléphoniques ? ICI Le cas de Kelly est loin d’être isolé. Elle a été victime d’une arnaque « en explosion », comme
l’explique Jean-Jacques Latour, directeur expertise cybersécurité pour cybermalveillance.gouv.fr.
« Plus ce type d’arnaque se répand, plus c’est un signe qu’elle
est rentable. » Les cybercriminels utilisent chaque fois le même mode opératoire : tout
commence par un SMS accompagné d’un lien. Ce principe d’arnaque pour soutirer
des informations existe depuis des années, et s’appuie sur le principe de pêche
au filet : viser un très grand nombre de victimes, au hasard, en espérant en
toucher au moins une partie. Mais depuis l’an dernier, alors que ces vagues d’attaques étaient
habituellement épisodiques, elles sont devenues « incessantes
», observe l’expert. La raison ? « La mise en application de la
directive européenne DSP2, qui veut que toute une quantité d’opérations
réalisées en ligne soit confirmée par un code secret ou une validation sur
l’application de sa banque. Les cybercriminels sont donc bloqués. » Alors, nouveauté : une fois vos informations hameçonnées par SMS, les pirates
du Net vous appellent et se font passer pour des conseillers car ils
ont besoin de vous pour agir sur vos comptes. Parfois, ils vont jusqu’à vous
appeler en utilisant le numéro officiel de votre banque. Chose que «
n’importe qui peut faire avec un petit logiciel sur son ordinateur. Des gens
plongent tous les jours et ça ne fait qu’augmenter. Les sommes soutirées se
comptent souvent en milliers d’euros. » Vous en avez sûrement reçu quelques-uns, voire des dizaines : ces SMS vous
indiquant qu’il est urgent de mettre à jour votre carte Vitale, que votre colis
doit être affranchi ou que les impôts souhaitent vous rembourser. Toujours accompagnés d’un lien sur lequel il est tentant de cliquer, et
suivis d’appels téléphoniques : des interlocuteurs charmants, qui se disent
agents de la Sécurité sociale ou encore conseillers bancaires. Derrière ces
démarchages crédibles, se cachent des arnaques bien huilées, très juteuses, qui ne comptent
plus leurs victimes. Sécurité,
assurance-chômage, retraite… Pensez-vous qu’Emmanuel Macron pourra mener à bien
ses réformes ? Un principe de « pêche au filet »
Le cas de Kelly est loin d’être isolé. Elle a été victime d’une arnaque « en explosion », comme
l’explique Jean-Jacques Latour, directeur expertise cybersécurité pour cybermalveillance.gouv.fr.
« Plus ce type d’arnaque se répand, plus c’est un signe qu’elle
est rentable. » Les cybercriminels utilisent chaque fois le même mode opératoire : tout
commence par un SMS accompagné d’un lien. Ce principe d’arnaque pour soutirer
des informations existe depuis des années, et s’appuie sur le principe de pêche
au filet : viser un très grand nombre de victimes, au hasard, en espérant en
toucher au moins une partie. Mais depuis l’an dernier, alors que ces vagues d’attaques étaient
habituellement épisodiques, elles sont devenues « incessantes
», observe l’expert. La raison ? « La mise en application de la
directive européenne DSP2, qui veut que toute une quantité d’opérations
réalisées en ligne soit confirmée par un code secret ou une validation sur
l’application de sa banque. Les cybercriminels sont donc bloqués. » Alors, nouveauté : une fois vos informations hameçonnées par SMS, les
pirates du Net vous appellent et se font passer pour des conseillers car ils
ont besoin de vous pour agir sur vos comptes. Parfois, ils vont jusqu’à vous
appeler en utilisant le numéro officiel de votre banque. Chose que «
n’importe qui peut faire avec un petit logiciel sur son ordinateur. Des gens
plongent tous les jours et ça ne fait qu’augmenter. Les sommes soutirées se
comptent souvent en milliers d’euros. » « Ce n’est pas le petit arnaqueur du
coin »
Difficile de dire qui se cache derrière ces cyberattaques. D’après les
quelques arrestations, il s’agit plutôt de Français, âgés de 20 à 30 ans, qui
opèrent depuis des pays francophones. Ils sont organisés, travaillent en équipe
et vivent parfois dans le luxe. « Ce n’est pas le petit arnaqueur du
coin qui fait ça dans sa cave. Ce sont des gens qui industrialisent la fraude
et en font un business. » Un beau pactole, avec au départ, un simple SMS. Mais comment ont-ils accès à
nos données ? « Votre numéro de téléphone, vous l’avez donné sur des
dizaines de sites, pointe Jean-Jacques Latour. Et ces sites
ont pu être attaqués ou avoir revendu leurs données. Des fichiers avec des
noms, des numéros et des adresses e-mails, il y en a une palanquée qui circule
sur le Darknet,
l’Internet des cybercriminels. » Pour les victimes, le site cybermaveillance.gouv.fr
propose un accompagnement et des conseils. Des enquêtes sont en cours, avec des
arrestations régulières. Des réflexions, notamment législatives, sont sur la
table. Mais le système est lent face à des pirates à l’adaptation rapide. «
À chaque mise en place d’une protection, ils trouvent comment la contourner. »
La meilleure défense reste la vigilance. |